J13 – Cajarc – Varaire – 29,26km – D+ 562m – D- 398m – 6h59
J14 – Varaire – Cahors – 33,94km – D+ 398m – D6 504m – 7h53
Trois petits détails que personne n’a repéré, mais pour moi ça veut dire beaucoup! Le premier, c’est que Cajarc n’a pas été mondialement connue grâce à Interville mais grâce à Coluche dans le fameux Shmilblick… je vois que tout le monde a suivi l’affaire!!!
Le second, mais là personne ne pouvait le deviner, j’ai changé d’itinéraire et ai conservé la direction du GR65, voie historique du chemin de Saint Jacques et donc je n’ai pas choisi la voie du Célé. J’avais demandé conseil à Olivier : selon lui la partie historique conserve l’esprit du pèlerinage, la voie du Célé est certes beaucoup plus jolie mais sent le business à plein tube, et enfin la voie de Rocamadour est très technique et difficile physiquement. Au mieux, il existe un itinéraire de neuf jours qui regroupe Célé et Rocamadour à faire une aute fois en vacances. Je trouve l’idée bonne et fais donc le choix d’épargner le physique.
Et troisièmement, je passe aujourd’hui les 300km depuis Le Puy-en-Velay!!!! 13 jours de marche, 82 heures. A mon arrivée à Cahors, j’aurai même fait 368km, soit presque la moitié de la partie française (750km à Saint Jean -Pied-de-Port)!
Départ donc de Cajarc, 7h10 pour une très longue étape à travers le Quercy. Les chemins sont presque plats, en tous les cas les quelques déclinivités du sol ne sont rien par rapport à celles traversées jusqu’à présent. Par contre, point de vue paysage, mais cela vaut pour ces deux étapes sur les Causses du Quercy, c’est plutôt moyen : je traverse beaucoup de bois et forêts, bien pour l’ombre, moins pour la vue! Le chemin est tout le long guidé entre deux murets de pierres sèches plus moins hauts… Et pas un pèlerin croisé, dépassé, me dépassant durant ces deux jours. Pas de camping : je trouve un gîte à Varaire, « Le Mouton à Deux pattes », tenu par Christian et Valérie, super sympas, propriété magnifique, maison en pierres, piscine dont je ne profiterai pas préférant papoter avec eux, je plante la tente, nous dinons ensemble, j’étais le seul pèlerin de passage. Repapotage, re partage d’expériences et re séquence émotions de la part de Christian lorsqu’il raconte son histoire! La dernière montée pour arriver chez eux m’avait encore une fois démoli, pente raide, cailloux blancs qui roulent sous les chaussures… Je m’endors comme un bébé!
Et me réveille frigorifié vers 5h du mat’. Et qu’est ce que tu fais à 5h du mat quand t’es réveillé sous la tente et qu’il fait froid… et ben tu rembales et tu te mets en route. Pliage de tente détrempée de rosée, café rapide, grignotage rapide, et zou…
Bon, toujours ce paysage quercyien, je ne sais pas si cela se dit, mais comme les panoramas sont bof, ça ne me gène pas! Hier, Christian m’en avait parlé, à quelques dizaine de kilomètres d’ici il y a un champ de tirs, géré par l’OTAN et actuellement des militaires Ukrainiens y sont en formation. Et effectivement, dès 8h j’entends des tirs, comme un feu d’artifice lointain. Dur rappel de l’actualité…
Je passe les détails, cailloux, dénivelé très suportable… étape très très longue et, à la différence des autres territoires traversés, ici pas de point d’eau! Heureusment que je n’ai pas râté le dernier à 15km de Cahors, sinon je serai sans doute complètement déshydraté! En plus il a fait très chaud aujourd’hui, 32° à l’arrivée à Cahors, premier test dans la vraie chaleur… ça tient…
Je trouve un gîte, parce que pas de camping à proximité, « Le deuxième souffle », géré par Jacques. Accueil remarquable. Au repas ce soir, nous étions six pèlerins dont trois allemands, chacun ramène sa tambouille, ça discute et parle fort, nous passons une très agréable soirée. Fatigué par ce plus de trente kilomètres, je file me coucher sous la tente.
Demain je me rapproche de Montcucq… je serai à deux doigts de Mont… Promis, je ne vous ressortirai pas tout le sketch du Petit Rapporteur!!!!
























Ben pour des paysages « bof » c’est quand même bien joli ! Tu vas finir par être totalement polyglotte ! Mais à te lire c’est surtout le contact humain qui joue le rôle de langage universel .