J37 : Torres del Rio – Locroño – 21,52km – D+326m – D-358m – 6h25
Ce n’est pas tant le chemin parcouru qui est important. Ce sont les gens et les moments vécus durant le chemin qui marqueront mon chemin. Et le soir du 36ième jour, j’ai vécu un put… de moment qui va me marquer longtemps. Je sors de l’albergue où, avec mon petit groupe qui s’effrite, nous avons dîné d’un menu pèlerin très bien préparé, et tombe sur deux italiens, l’un deux guitare à la main… je te laisse imaginer la suite… il fait nuit, les lampadaires de la rue nous donnent assez de leur brillance pour ambiancer ce concert accoustique intimiste : nous ne sommes que quatre, le guitar man inclu… tu lui demandes du Ed Sheeran, il t’en joue, le Allelujah… tu préfères version Jeff Buckley ou Leonard Cohen… il te gratte ta préférence… Zombie de The Crandberries? No problemo… De toute façon, quoiqu’il joue, tu as les poils au garde à vous et tu chantes avec lui… Talk to me… presque Maxime Nucci en face de moi… tu fonds… ils sont où les petits mouchoirs?
Toutes les bonnes choses ayant un happy end, et surtout pour respecter l’horaire à ne pas dépasser pour rentrer sinon les autres pèlerins vont te maudire si tu continues à faire un peu de bruit, et donc se vengeront en faisant exprès de mettre le dawa dès 4h30 le lendemain matin, on se salue avec ces nouveaux amis italiens, et j’espère surtout que demain ils seront dans le même gîte que moi!
La marche entre Torres del Rio et Logroño commence bien. Je traverse des vergers, en profite pour glaner quelques abricots. Cueillis sur l’arbre c’est quand même autre chose! Petit arrêt à Viana, l’approche de la ville n’est pas vraiment beau, mélange de moderne et d’un style années 70. Mais on devine un coeur de ville ancien grâce à l’église que l’on voit de loin. Et effectivement, la vieille ville est jolie, vivante, le petit déj en terrasse passe joyeusement. Ensuite, plus on approche de Logroño plus on remet les pieds dans une grande ville avec ses immeubles, ses grands axes, la circulation… mais là encore le coeur de la vieille ville est vivant (à partir de 17 heures, avant tout est fermé, il fait trop chau!).
Ce soir je dors dans une albergue en donativo. Il faut accepter les règles : aller à la messe avant le dîner, prière après pour avoir droit à son tampon sur la crédanciale… mais finalement ce n’est pas très compliqué. Sauf qu’il faut rentrer à 22 heures… Ce soir, Aglaja nous quitte, ça s’arrose… on a dépassé l’heure limite, mais ça le vallait bien. L’Espagne vit le soir, les rues sont animées, les terrasses joliment et joyeusement éclairées, c’est une ambiance franchement très agréable.
Ma montre n’a toujours pas redonné signe de vie. Aujourd’hui j’ai perdu ma gourde filtrante… Si ce sont mes plus grosses galères sur mon chemin, et bien rien ne va mal et rien n’est trop grave!


















Ben dit donc , en une journée tu en vis des choses et des ambiances différentes : la marche et l’effort physique , un peu de « mysticisme » pour rappeler le côté pélerin et la fête espagnole le soir pour se décontarcter . Le tout avec les yeux et le coeur grands ouverts . Quel beau voyage tu fais !!!
Je brave la première…pierre!
Laurent, après le bisou anglais sur un certain tendon ( j35 et 36), tu écris: »tous les remèdes sont bons à prendre si cela fait du bien » .Tous les remèdes…
Dès lors, dis pourquoi tu refuses obstinément de répondre au client qui évoque la « caillouthérapie « ?
Comment peux-tu te détourner de celui qui pense trouver dans la pierre, un soulagement à ses douleurs?
Le caillou ne vaut pas le bisou?
La douleur de famille serait plus valeureuse que celle d’autrui?
Possible qu’une introspection soit nécessaire.
Ceci dit avec un double bisou d’Occitanie à partager avec le trekker.
On en redemande tant tes récits nous enchantent
Tout ce que tu nous contes si bien est tellement enrichissant, tellement positif, joyeux, voire festif, tout parait si simple à vivre qu’on en oublierait presque que tu marches, tu marches encore et encore…
Je me pose la question: y’a-t-il une limite d’âge pour le chemin de St Jacques ??
Fabuleux TON camino.
Hasta la vista.
Zut la gourde … bon c’est oublié avec cette belle marche, ces beaux paysages, ces belles rencontres, ces beaux moments , bref cette belle aventure
J’espère que ça ira le désert sans gourde filtrante !!!
Super soirée musicale !
Le 31.07, le même jour, où Tom du Portugal nous a également partagé sa passion de la musique avec sa guitare….quelle jolie coïncide 😉.
Bonne suite de chemin