Fellerie – Mars 2024
Suite de la préparation physique
, après ces dernières belles sorties de +/- 10km des semaines passées, avant d’attaquer la grande saison des randos
. Ce matin, j’aurais pu céder à la facilité et rester la tête sur l’oreiller rêvant que je marchais, mais que nenni. J’ai décidé d’upgrader la distance. Petite pensée à mes lecteurs anglophones qui comprendront au moins un mot de mon récit ! Et donc me voilà parti pour un 18km. Les collines d’Artois et le bocage Avesnois font partie de mes terrains de jeu préférés. Aujourd’hui, pour m’éloigner de l’un et revenir vers l’autre, me voici à Fellerie, non loin d’Avesnes sur Helpe. A 8 heures
pétantes je quittais la maison, les premiers rayons du soleil
me réchauffaient le dos et étaient annonciateurs de l’arrivée imminente de la douceur et de la lumière claire du printemps.
Sur le papier ça s’annonçait mal, les avis de marcheurs sur le parcours repéré regrettaient le « trop de bitume ». Mais quelle aubaine pour moi, au regard des dernières sorties, je vois ici une opportunité de marcher les pieds au sec, sur de la moquette ! Et effectivement, moitié goudron moitié chemins, quelques plaques de boues mais rien de trop berdouilleux ! Rapidement j’ai adopté le rythme imposé par le groupe. Faut dire que ce n’était pas compliqué puisque le groupe se résume… à moi qui ait imposé le rythme donc
!!!!
Paysages de bocage, fermes et bâtisses construites en briques rouge, pierres blanche et touches de pierres bleue d’Avesnes, dénivelé raisonnable, de longues lignes droites offrant quelques beaux panoramas et des chemins sinueux s’ouvrant sur des pâtures et bois, tel est le décor de cette rando qui traverse une nature qui renaît (que Céline pleure toujours… René… Bon, celle-là je l’oublie…).
Néanmoins, tout n’a pas été pas si rose… loin s’en faut… le ras le bol classique
aux deux tiers du parcours m’a encore frappé. Et vers le 11-12 ième km, j’ai eu envie de tout claquer au sol, m’étendre au bord du chemin, appeler l’hélicoptère
d’assistance pour me ramener à la maison et me foutre au fond du lit sans même retirer mes chaussures bien trop lourdes, balancer au fossé mon sac bien trop gros, bien trop lourd lui aussi et chargé de trop de choses, envoyer mes bâtons de marche voler au-delà des haies (d’ailleurs à l’avenir ils ne me serviront sans doute qu’à écarter des orties sur mon chemin ou me défendre d’hypothétiques chiens trop râleurs mais sans doute pas à accompagner ma marche!). En passant au-dessus de l’Helpe majeure, c’est sur le bouton « help »
que j’avais envie d’appuyer (petit clin d’œil à mes amis anglo-saxons) … mais bon… l’hélicoptère n’est jamais arrivé, et mes pieds, bien plus malins que moi ont continuer de se passer l’un devant l’autre pour continuer à me faire avancer sans se poser de questions. Et puis… et puis… et puis… ils vont m’amener vers ces empreintes toutes fraîches laissées par un cervidés, réveillant chez moi l’envie, la curiosité, le plaisir de marcher, l’espoir de tomber face à face avec cet animal
qui sera aussi surpris que moi. Mais malheureusement, pas de surprise. Finalement, la machine repart et la marche se finit tranquillement à un bon rythme : 5,22km/h de moyenne, c’est un peu moins qu’avant. Ça doit être l’âge.
L’envie et la sensation de dépendance à la marche des années précédentes n’y sont pas encore. Ça reviendra ! Et j’ai déjà repéré un parcours dans les Flandres, la « rando des trois monts », ça ne s’invente pas. Les applis météo sont optimistes pour le week-end prochain. Alors je le suis aussi. Cet après-midi, avant de reprendre la voiture, au café du moulin, j’ai bu un café
, discuté avec le tenancier, qui m’apprend que nous sommes dans le premier village du plateau des Ardennes… Bon entrainement pour attaquer les monts flandriens !
Ce soir, les jambes vont bien, les genoux vont bien, la tête va… seules les plantes des pieds ont chauffé un peu. Autant dire que la saison se prépare plutôt bien !










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