Blaton – Septembre 2022
C’est le brouillard qui m’a accueilli ce dimanche chez nos voisins belges pour randonner du côté de Blaton, le long de canal du même nom, quelques chemins de campagne, et la traversée du site naturel des Marais et réserve naturelle d’Harchies. Gros avantage, pas de dénivelé!!! Mon genou m’est reconnaissant de cette belle marche, la réserve naturelle est agréable à traverser, entre chemins sous bois, stations d’observation, vues sur les étangs, a priori créés suite à l’effondrement des galeries creusées à l’époque de l’exploitation charbonnière. D’ailleurs le site minier de Chabaud-Latour, à Condé sur l’Escaut n’est pas très loin.
Mais mon esprit était ailleurs (attention aux liaisons : ne pas lire « mon esprit était tailleur »
…) : depuis quelques temps je ressens quelques douleurs articulaires. Bon, j’ai un peu plus de 35 ans, et comme disait l’autre, le jour ou tu n’as plus mal nulle part, arrivé à nos âges, c’est que t’es mort… alors, je n’en suis pas à vénérer mes petits bobos mais je cherche quelques explications. Par un éclair de génie, j’ai observé mes semelles. Et quelle horreur, j’ai les pneus lisses… Une once de solution…?
Et puis, vif comme Tornado, le cheval de Zorro, je réalise un petit calcul : cette année j’ai marché 1320 km (
trop la classe). En calculant sur une dizaine de mes randos la moyenne des pas réalisés, j’en arrive à 1300 pas pour faire 1 kilomètre. Soit sur l’année un million sept cent seize mille pas… (re trop la classe, mais écrit en lettres ça fait plus modeste
). MAIS, c’est là que le trouble m’envahit : J’AI fait 1320km, mais pas mes pompes… Je m’explique : ma chaussure mesure 30cm, mais n’a pas reposé sur le bitume, la terre, les cailloux pendant 1320km… Vous voyez où je veux en venir…
Et bien, je calcule, je pose deux et je retiens trois… verdict : mes chaussures n’ont foulé le sol que sur 515 km! Comme mes parents ont plutôt bien réfléchi lors de ma conception et m’ont offert deux pieds, chaque chaussure n’a donc parcouru que 257 km… à la louche (sauf erreurs de calcul).
Pourquoi ne fait-on pas les semelles avec le matériaux utilisé pour les pneus de voiture???? Une auto pèse des centaines de kilos, leurs pneus sont en contact permanent, frottent, accélèrent, tournent… et tiennent des dizaines de milliers de kilomètres… Un ingénieur spécialisé en semelles chez Décat’ ne ferait pas long feu chez Michelin….
Ou bien, on ne nous dit pas tout… Serait-ce fait exprès pour que nous renouvelions plus souvent nos pneus… euh, nos chaussures de rando????
J’dis ça, j’dis rien 
En tous les cas, j’ai peut-être une explication à mes petites douleurs de quinqua… Mais je continue la marche et changerai sans doute prochainement mes chaussures!

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