Monchy Cayeux – Mars 2024
Les rayons du soleil réchauffaient l’habitacle de la voiture ce matin en partant de la maison, et répondaient en partie, mais en partie seulement, à la question que se posait Cali dans le poste : « c’est quand le bonheur? »… Question que je me posais aussi en arrivant au point de départ de la rando, en voyant les nuages menaçants, les six petits degrés affichés sur la jauge de température de l’auto et le vent annoncé à 45km/h… C’était à à Monchy Cayeux au cœur de ce beau territoire du Ternois
Ma seule réponse sensée fût que, pour un matin du week-end, le bonheur devait se trouver ailleurs. Mais par conviction, principe et philosophie : ne jamais abandonner ni reculer. Me voilà donc parti pour un bon 19km. Ouaip, de semaine en semaine j’augmente! En résumé : à 7km, petite alerte au niveau du genou gauche… C’est quand le bonheur???? Réveil du TFL???? A priori, non, les tendons ont tenu. A midi pile, première averse… C’est quand le…??? A mi parcours, le pied roule sur des cailloux, frayeur pour la cheville, mais plus de peur que de mal… Le bonheur??? Vers le km12, petit salut amical à l’agriculteur semant grains ou engrais haut perché sur son tracteur, et paf du semoir s’éjecte un projectile que je reçois sur le haut de la tête… J’ai cru entendre Christophe Maé chanter « il est là le bonheur, il est là… » Nan mais, de qui se moque-t-on? Et puis, c’est pas fini, au dix-huitième km, je me suis pris une drache comme j’en ai rarement reçue dans ma vie de marcheur! Et là, Cali, on ne l’entend plus, bizarre!!!! Enfin, les étirements en fin de chemin, sous la pluie, c’est rafraichissant!!! Hey, le chanteur, c’est quand alors le bonheur? Le vent m’a fait courber le dos, c’est franchement difficile de lutter contre l’invisible, l’incompréhensible. Au moins, la pluie tu vois, tu ressens, tu sais d’où elle vient… Mais le vent…
A me lire, on pourrait penser que c’était une rando « ras le bol » dès le premier kilomètre! Et bien non! Les paysages étaient réellement dépaysants, le parcours encore bien technique, 490m de dénivelé + qui fait bien travailler les jambes, et une vitesse moyenne de 5,33 km/h… Des chemins de campagne, pas trop de boue, je n’ai rencontré personne, seuls quelques chevreuils et un écureuil roux. Bonne préparation pour la semaine prochaine, je devrais marcher normalement sous d’autres cieux, à travers d’autres paysages, un peu plus à l’Est.
Aujourd’hui la rando portait le nom du « Ravin de l’étoile », ravin qu’il était plaisant de parcourir. La semaine prochaine, prenant un peu d’altitude, peut être que j’irai tutoyer les étoiles!









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