En Campagne de Bouvines Nord – Novembre 2024
Ça faisait longtemps que je n’avais pas raconté mes pérégrinations pédestres
. Et pour cause, à part une marchouille de-ci, de-là, sans importance notoire, je n’avais plus pérégriné depuis…
bô bô bô… le 23 août dernier, et mon passage au kilomètre zéro à Fisterra. C’est dire la démotivation à remarcher par ici, sans réel but et sans pèlerin à côté…
Mais, ce que tu ne sais pas, c’est que je suis pris en otage au sein d’un conflit
qui oppose mes jambes qui me disent « aller, quand est-ce qu’on y va ? » et la tête qui me dit « les jambes, vous me faites ch… » ! Parce que la tête, elle pense qu’elle a gagné une espèce de coupe du monde après St Jacques et que maintenant on lui demande d’aller jouer en nationale…
waouh, l’ego surdimensionné, le melon !!!
Mais aujourd’hui, après de longues négociations autour d’un café, dans l’odeur-baguette-grille-pain et musique chill, ambiance qui met en condition pour une journée tranquille
, et bien les jambes ont gagné et c’est tête baissée que le melon a cédé aux guiboles, qui, la tête haute se sont empressées de se mettre en route en me fredonnant « allez, viens, j’t’emmène au vent » ! 
Bon, il n’y a pas que ça… Je ne t’ai pas dit, mais le week-end dernier j’ai retrouvé en Ardèche mes deux compères du chemin, Gautier et Juan (si tu avais suivi un tantinet le GentleTrekker, tu saurais de qui je parle
!!!…). Et Juan nous a préparé un menu aux petits oignons de deux randonnées du côté d’Aubenas, capitale du… je ne sais pas… marrons glacés, crème de marrons… tout au marron…
Et j’y ai retrouvé l’envie de marcher, un peu l’ambiance du chemin, en tous les cas des réflexes et cette complicité que nous avions… là-bas… n’y va pas… mais je me perds si je reste là… Tu l’as la réf ? 
Nous avons traversé des paysages de fou, randonné dans un canyon magnifique. Bon, chacun notre tour nous avons failli y perdre la vie
, par glissade, ou lors de passages impossibles en grimpette style alpinisme, bien sûr sans corde ni filet de protection, ou simplement par oubli de regarder où l’on mettait les pieds plutôt absorbés à admirer le paysage… Mais nous étions vivants et ça, ça n’a pas de prix ! 
Mais aujourd’hui, retour dans ma campagne. Moins sexy, je l’avoue. Et, les pieds dans la gadoue, je me suis posé cette question : entre les chemins berdouilleux du Nord et la poussière de la Meseta, j’hésiterais combien de temps et entre quoi et quoi
? Nan mais… tu crois quoi ? Que j’hésiterais longtemps ??? Et entre la traversée de l’Aubrac, l’ascension du Cebreiro et l’Ardèche…. merde, merde, merde… pourquoi il faut toujours faire des choix… ??? 

En tous les cas, j’ai MA réponse…
J’ai passé néanmoins un bon moment dans mes paysages d’automne. L’envie de remarcher reviendrait-elle ? Je l’espère, les jours et week-ends prochains le diront… 








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