J32 : Roncevaux – Larrasoaña – 29,03km – D+541m – D-905m – 8h04
J33 : Larrasoaña – Pampelune – Cizur Menor – 20,2km – D+280m – D-320 – 7h30
J32 : Quitter Roncevaux dans la brume n’est pas la meilleure image que je garderai de mon entrée en Espagne, la vue n’est pas magnifique, l’humidité ambiante détrempe le sac à dos, mais l’avantage c’est qu’il fait frais, et puis, je suis en Espagne!!! Et beaucoup de choses changent. La signalisation d’abord, il faut bien continuer à se repérer! Maintenant, mes yeux cherchent une flèche jaune peinte à la main, parfois au sol, parfois sur un poteau, un mur, un panneau! ça devient une épreuve d’orientation dans une épreuve d’orientation! Et puis parfois il faut suivre une coquille, ou bien un panneau avec un pèlerin dessiné dessus! Ça change des deux petits traits, blanc et rouge du GR en France! Mais globalement, c’est plutôt bien fait, et pas moyen de se perdre. Le plus gros changement reste la langue, et, même si on est en Espagne, il faut garder à l’esprit qu’ici ils sont plutôt indépendantistes et on se trouve en Navarre et ils ont leur dialecte. Lorsque tu essaies de parler anglais, et bien il font l’effort… de parler leur dialecte! Certes je n’ai pas fait l’effort d’apprendre la langue, mais l’accueil du pèlerin ici n’est pas la priorité du commerçant!
Notre petit groupe continue donc sur sa lancée, le piémont espagnol est bien valloné, nous trouvons de quoi prendre un café en terrasse le matin, une bière en fin de journée! L’après-midi le soleil nous propose un petit 30°, ressenti 35 au moins, et sans ombre je crois que nous aurions fini carbonisé! L’auberge municipale de Larrasoaña tombe à pic en fin de journée, non loin de là, à l’épicerie tenue par Olivier, un belge, nous faisons un ravitaillement et cuisinons une platrée de pâtes après un apéritif raisonnablement bien arrosé. Avant de regagner le dortoir, je plonge les pieds dans la rivière voisine, cela soulage les articulations jusqu’aux genoux, et mon tendon d’achille me remercie!
J33 : le groupe se disloque ce matin. Entre les partants tôt, les souhaitants marcher un peu seuls, et les trainants à la grâce matinée, nous marchons vers Pampelune.
Cest une très jolie ville, en tous les cas pour la partie ville historique. Comme la périphérie de toutes les grandes villes, où qu’elle soit, c’est très laid : zones indusrielles, urbanisation à gogo, grandes voies de circulation… Mais la vieille ville, quelle beauté. Sur les places, on se croit volontiers au Mexique avec ces grandes bâtisses aux balcons plongeant sur l’esplanade d’où on verrait bien arriver tout moteur pétaradant de vieilles limousines américaines, accompagnées par un groupe de musiciens locaux! C’est animé, vivant, malgré la chaleur qui nous irradie depuis déjà tôt le matin. C’est coloré, on se sent bien, presque absorbé dans le flux des personnes. Au détour d’une rue commerçante, en légère montée la cathédrale apparaît, grandiose! Je ne suis pas catholique pratiquant mais je reconnait que certains édifices sont très beaux. Et celui-là est particulièrement extraordianaire, riche de décors et dorures. L’ensemble est massif, les piliers en granit en imposent, ça sent l’encens… j’adore! Dehors, l’ambiance est à l’été, du monde aux terrasses, au centre de la Plaza del Castillo le kiosque trône alors que sur presque toute la périphérie de cette place les terrasss des cafés et restaurants me rappelent bien que je suis ailleurs!
Je quitte Pampelune, capitale de Navarre. L’auberge de l’Ordre de Malte de Cizur Menor sera la halte pour cette nuit.
Le thermomètre a encore outre-dépassé les trente degrés, et ce soir ça tourne à l’orage. Pour l’instant, l’Espagne est encore bien difficile a appréhender. La langue, les espagnols, la culture sont éloignés de mes repères. Je peux te dire qu’en terme de zone de confort, j’en suis sorti depuis quelques temps, mais là les bornes des limites des frontières sont dépassées comme jamais… et j’aime plutôt bien ça!!!
Petite frayeur technique… depuis deux jours mon téléphone s’est mis en grève. Une notification m’indiquait la présence d’humidité ou d’un corps étranger dans le port usb de rechargement. A priori tout est rentré dans l’ordre pour que je continue mon récit. Il me faut simplement du Wifi espagnol, c’est tout!






























Voilà donc un dépaysement total , l’Espagne ne se laisse pas apprivoisée facilement apparemment , ou plutôt les espagnols . Mais tant que tu continues à prendre du plaisir et à vivre pleinement cette aventure c’est le principal . Fais attention de ne pas croiser de taureau , là-bas ils sont peut-être moins sympa qu’en France ….
Pas simple cette Espagne, j’espère qu’elle te réservera un meilleur accueil pour la suite !
Bonne continuation de route et courage pour le soleil et la chaleur écrasante
Là le dépaysement est total. Avec la découverte de l Espagne. Attention tout de même à ces fortes chaleurs.